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Barbey d'Aurevilly, oeuvre critique VII, Théâtre contemporain

2017
Edition 

Les Belles Lettres, 1312 pages.

Auteur 

Sous la direction de : Pierre GLAUDES, Catherine MAYAUX, Introduction et notes de : Caroline SIDI,

Texte établi par : Pascale ALEXANDRE-BERGUES, Maryze BAZAUD

Jules Amédée BARBEY D'AUREVILLY

Romancier, poète, historien ; Journaliste ; Critique littéraire ; Ecrivit dans la revue "Moniteur de la mode" sous le pseud. Maximilienne de Syrène

Pierre GLAUDES

Pierre Glaudes, professeur de littérature française à l'Université de Paris-Sorbonne, a consacré l'essentiel de ses travaux aux romanciers et aux essayistes du XIXe siècle : Joseph de Maistre, Chateaubriand, Balzac, Mérimée, Bloy,  Huysmans, Villiers de l’Isle-Adam. Il est l’auteur d’un ouvrage consacré à l’Esthétique de Barbey d’Aurevilly (Garnier, 2011). On lui doit une édition des Diaboliques (Livre de Poche classique, 1998) et du Chevalier Des Touches (Livre de Poche classique, 2007). Il vient d’achever une anthologie intitulée Barbey d’Aurevilly journaliste destinée à la collection GF (à paraître). Il prépare pour la librairie académique Perrin une biographie du « Connétable des lettres ».

Catherine MAYAUX

Catherine Mayaux, professeur de littérature française à l'Université de Cergy-Pontoise, dirige avec Pierre Glaudes, l’édition de l’Œuvre critique de Barbey d’Aurevilly aux Belles Lettres ; spécialiste de poésie, elle s’intéresse aux questions de poétique et travaille sur les rapports entre Bible et littérature. Elle a publié plusieurs ouvrages collectifs sur Saint-John Perse, Paul Claudel, Henri Michaux, Jean Grosjean, ainsi que sur La Genèse dans la littérature (EUD, 2005) et Poésie et liturgie. XIXe-XXe siècle (Peter Lang, 2006).

 

À la fin du dix-huitième siècle, Louis-Sébastien Mercier écrivait : « Je ressens une véritable joie en voyant la poésie dramatique, le plus séduisant et le plus ingénieux des arts d’imitation, universellement répandu, universellement estimé. C’est le plus précieux héritage que nous aient transmis les anciens. […] on peut appeler le théâtre le chef-d’œuvre de la société ». Un siècle plus tard, Barbey d’Aurevilly déclare : « Selon moi, c’est un art fini […] qui a dépassé son zénith et qui descend l’autre côté de la courbe qu’il a montée ». Des premières pages du recueil aux ultimes feuilletons, Barbey, nouveau Cassandre du théâtre, n’en finit pas de sonner à grandes volées « l’agonie » de l’art dramatique. Revenant d’un bout à l’autre du recueil avec l’obstination d’une sombre antienne, la petite musique aurevillienne de la décadence dramatique forme le véritable fil des cinq volumes du Théâtre contemporain : chaque nouveau feuilleton retentit comme un nouveau coup de glas et vient enfoncer un clou supplémentaire dans le cercueil d’un art dramatique mal en point.

Pourtant, Barbey n’en devient jamais ni doctrinaire, ni puritain, ni moraliste quand il en vient aux plaisirs du théâtre et de la danse. Son jugement critique demeure sensible à la beauté des jeunes danseuses et comédiennes qui ont l’œil peu farouche et la jambe « dictatrice » ; il ne demande qu’à rire à la façon de Molière. Ce qui manque décidément à ce théâtre contemporain, c’est de quoi susciter l’émotion : de l’audace, de l’invention, de la verve. Or pour exalter cela, Barbey s’avère être un maître inflexible, un juge éclatant et un témoin tapageur.