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du cnrs et

de l'université

paris-sorbonne

 

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Renan en Orient

06.07.2017 > 08.07.2017

19e - 21e

Études romantiques et dix-neuviémistes

Annonce 

Colloque "Renan en Orient", à Tréguier, au théâtre de l’Arche, les 6, 7 et 8 juillet 2017

Sur le tertre de Tréguier, sa ville natale, face à la cathédrale, se dresse la statue en bronze de Renan assis devant Athéna levant son laurier reconnaissant. Ainsi se fige la fameuse Prière sur l’Acropole autrement dramatisée dans sa relation entre la divinité de la Raison et le penseur breton. Ayant rompu avec l’Église, armé de foi révolutionnaire, se voyant déjà enseignant les langues sémitiques au Collège de France, le jeune Renan se lance à la reconquête de cet Orient religieux à qui il doit sa vocation. Á Jésus il osera affirmer sa supériorité qu’il devait à la science. Ce qui veut dire que notre savant ouvre un champ de bataille sans fin dont Vie de Jésus de 1863 est la fracassante ouverture. Son action dont les répercussions sont toujours tumultueuses s’étend sur trois secteurs qui se complètent : celui des langues sémitiques qu’il relativise face aux langues indo-européennes pour mettre en valeur leur faculté au monothéisme ; celui de l’histoire rationnelle du peuple d’Israël et des origines du christianisme ; celui d’une philosophie de l’histoire en devenir créatrice d’idéal : trois secteurs relevant de la philologie « science de l’esprit humain ». C’est dire combien l’œuvre entière de Renan balaie tout cet Orient berceau du judaïsme, du christianisme, de l’islam. Aussi n’a-t-elle n’a pas manqué et ne manque-t-elle pas de de susciter des réactions dans cet Orient même et que traiter de « Renan en Orient » conduit fatalement à s’interroger sur sa réception en Orient. Mais n’oublions pas que cette œuvre jouit ici d’un double avantage : c’est que, d’une part, l’auteur est un Celte, un positiviste romantique, un artiste, et qui, sur sa route vers l’Orient, a aussi prié sur l’Acropole ; c’est que, d’autre part, ce n’est pas un homme de cabinet, mais un homme de terrain, l’archéologue de la Mission de Phénicie, un véritable explorateur.

Organisé(e) par 

Comité scientifique

 

  • Henry Laurens, professeur au Collège de France
  • Sophie Basch, professeur à la Sorbonne, présidente de la Société des Études renaniennes
  • Catherine Metzger, conservateur honoraire au Louvre
  • Jean Balcou, professeur émérite de l’Université de Bretagne occidentale, président du Comité Renan de Tréguier

 

Comité d’organisation

 

  • Éric Francalanza, professeur à l’Université de Bretagne occidentale, directeur du centre d’étude des correspondances et journaux intimes (CECJI)
  • Jean Balcou, membre du CECJI
  • Sophie Guermès, professeur à l’Université de Bretagne occidentale, CECJI
  • Maurice Gasnier, maître de conférences honoraire de l’Université de Bretagne occidentale, CECJI, secrétaire de la Société des Études renaniennes
  • Henri le Bellec, vice-président du Comité Renan